Chroniques

Halte à Tera

Cela fait quelques jours que je ne vous ai pas donné de nouvelles, c’est parce que j’étais en week-end à Tera ! Ma première halte tant attendue. J’avais pris connaissance de leur projet depuis assez longtemps, et le premier contact s’est fait lors d’une interview avec Simon le maraicher, j’étais alors la stagiaire de Raymond de Radio Bulle.

Les ayant prévenus de ma venue la veille, je savoure le fait pour une fois de savoir où je serai le soir même et d’être attendue.

A mon arrivée, du monde un peu partout, autour d’un bac à sable, un enfant et des adultes qui jouent, d’autres qui font des trous pour installer une serre. Plusieurs personnes curieuses et souriantes qui viennent nous voir et proposent de m’aider à m’installer.

Je sens rapidement une bonne énergie, les discussions s’engagent facilement…

Après mon installation et un petit tour des lieux, une réunion commence et elle est ouverte à tous. C’est la présentation des veilleurs au permanents de l’équipe et inversement, et l’expression de leur attentes vis à vis de cette fonction. Quesaco me diriez-vous ? Moi je suis bien contente d’être là : chouette une réunion détendue et conviviale, où tout le monde se présente et s’exprime ! Effectivement, la gouvernance partagée est la clé de voûte du projet Tera, c’est pourquoi ils expérimentent différents moyens et outils de fonctionnement collectif de la prise de décisions aux gestions des conflits,… Les permanents (environ une quinzaine de personnes) ont donc désigné six veilleurs (personnes gravitant autour du projet), dont la fonction est d’apporter leurs regards extérieurs bienveillants et de veiller au bien-être de l’individu et du collectif au sein du projet.

En une soirée, je vois autant de monde que durant ces derniers jours…

Une petite description du lieu s’impose : à quelques kilomètres de Tournon d’agenais, sur la commune de Masquieres, une ferme avec une maison principale, un coin pour camper, un jardin, des poules, des toilettes sèches, un atelier, un four à pain, un perchoir, deux granges, 10ha de prairie, une source, un bac à sable, un hamac, une balançoire, une terrasse, une belle vue, la forêt autour …

Le lieu est ouvert à des volontaires de tous horizons qui viennent de quelques jours à quelques semaines, qui partent et reviennent, et qui restent vraiment parfois. L’accueil fonctionne grâce à la participation libre et consciente, concrètement une jolie petite boite à l’entrée où chacun donne ce qu’il veut (en pleine conscience) pour l’hébergement, les repas,… A titre indicatif, une nuitée pour une personne coûte 11€ en charges fixes.

Les permanents ne vivent pas sur le lieu, ils habitent dans les environs et ont parfois des activités professionnelles autres. Un projet d’eco-hameau est en cours sur une autre commune.

Si vous voulez en savoir un peu plus sur le lieu et le projet voici leur site et pour aller encore plus loin leur charte.

Au départ, j’avais prévu de rester un jour, pour le passage du pareur et un repos bien mérité pour la jument, mais finalement je prends part aux activités, rencontre de super personnes, partage de bons repas et vais même au théâtre.

Voilà la serre en chantier qui se monte petit à petit sous la direction d’Hervé, infatigable travailleur.

C’est à plusieurs et dans la bonne humeur qu’on se bat avec des Cv1, des Bu2, des Po1 à assembler et fixer, et en bonne compagnie d’Oreo qui sieste toute la journée et des piaillements des oisons (petits de l’oie) qui zigzaguent entre nos pieds.

Je participe aussi au cercle de la paix, rencontre hebdomadaire qui prend la forme d’un tour de parole où chacun est libre de participer. On est assis en cercle, et peut parler seulement celui qui a (ce jour là) la feuille de parole en main, si on ne veut pas s’exprimer on la passe simplement à son voisin, et cela se termine lorsque un tour complet se fait sans que personne ne prenne la parole. A priori, on pourrait penser que peuvent bien se dire pendant deux heures des personnes qui se connaissent plus ou moins bien, voire pas du tout ! Et pourtant, les langues se délient, des choses intimes se livrent, les remarques ou ressentis des autres font écho à nos propres expériences, et à la fin tout le monde se sent bien ou mieux !

Ils me proposent de revenir après mon périple, ce que je ferai. Le lendemain, je repars vers d’autres aventures, et on se dit « à bientôt » et non « au revoir »…

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